Politique internationale, École anglaise, libéralisme, constructivisme, réalisme, ordre international, Locke, société internationale, théorie, identité, Martin Wight, Charles Manning, Adam Watson, Hedley Bull, Barry Buzan
L'École anglaise, loin d'être un club fermé, est un groupe de penseurs ouverts, évoluant au fil du temps, comme le souligne Suganami (professeur de relations internationales en Angleterre). Contrairement à une approche rigide, elle permet des contradictions et s'adapte aux réalités changeantes de la politique internationale. Linklater (universitaire anglais sur les relations internationales), quant à lui, souligne le potentiel de l'École anglaise à penser le progrès, avec une analyse ouvertement normative et prescriptive. Suganami critique l'École anglaise, car c'est une anomalie, une pensée qui reste coincée dans les obsessions nationales de l'Angleterre.
Nous allons vous expliquer le courant théorique dans les relations internationales, qui s'intitule l'École anglaise ainsi que ses différents théoriciens qui ont contribué à son émergence. À l'intérieur de cette École, nous retrouvons des thèmes de pensées déjà évoqués auparavant, comme le libéralisme et le réalisme. Nous allons vous faire découvrir un courant de pensée que nous n'avions pas encore vu pour le moment : le constructivisme. L'École anglaise a souvent été critiquée pour son "chauvinisme académique", notamment par Suganami. Cependant, cette vision nationale pose une question plus large : une théorie peut-elle vraiment prétendre à l'universalité quand elle est si intimement liée à l'histoire et aux intérêts particuliers d'une nation ?
[...] Nous allons vous faire découvrir un courant de pensée que nous n'avions pas encore vu pour le moment : le constructivisme. L'École anglaise a souvent été critiquée pour son « chauvinisme académique », notamment par Suganami. Cependant, cette vision nationale pose une question plus large : une théorie peut-elle vraiment prétendre à l'universalité quand elle est si intimement liée à l'histoire et aux intérêts particuliers d'une nation ? Nous allons vous exposer les concepts importants : Le réalisme est une approche pragmatique de la politique internationale, considérant le monde comme une compétition où chaque État lutte pour sa survie et son pouvoir. [...]
[...] Il est l'un des penseurs types de l'Ecole anglaise. Pour lui, la grande idée, c'est que malgré le chaos apparent du système international - cette fameuse « anarchie » - les Etats ont quand même réussi à se comporter de manière respectable avec des règles et des valeurs partagées. Par anarchie, j'entends pas désordre, mais plutôt dans le sens absence d'une autorité suprême pour réguler les relations entre Etats. Ici, c'est pas juste une question d'interactions au hasard. En fait, pour Bull, il y a une vraie société internationale où les Etats, bien que souverains, acceptent de jouer selon certaines règles pour éviter de sombrer dans un chaos total. [...]
[...] Ouverture : Dans quelles mesures la pensée de l'École anglaise et ses théories demeure pertinente et s'adaptent aux défis contemporains des relations internationales dans un monde marqué par de forts enjeux tel que le réchauffement climatique, le terrorisme ou encore un monde multipolaire qui émerge ? [...]
[...] Exemple : Comme l'affirme Wendt, les relations sociales et les interactions entre États permettent de redéfinir ces structures. Par exemple, des discours sur les droits de l'homme peuvent transformer la manière dont les États se perçoivent et interagissent, illustrant que les acteurs peuvent changer les normes et valeurs en vigueur. Ces postulats du constructivisme montrent que les relations internationales ne se limitent pas à des jeux de pouvoir matériels, mais sont aussi façonnées par des idées et des interactions sociales. Les penseurs comme Wendt soulignent l'importance des normes et des identités dans la compréhension du comportement des acteurs sur la scène internationale. [...]
[...] L'École anglaise doit se méfier des jeux de pouvoir tout en continuant à croire à une certaine forme de coopération. Alors quel serait l'avenir pour l'École anglaise ? Si elle veut rester pertinente, elle doit être familière avec nos nouvelles réalités, et ça signifie quoi ? Adopter une approche hybride, capable de tirer le meilleur de chaque théorie tout en gardant une méfiance sur les dynamiques de pouvoirs. Parce qu'au fond, même les plus cyniques finissent par admettre qu'on ne peut pas affronter seul un monde aussi compliqué à cerner. [...]
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