Arnaud Bernadet, Mathieu Trachman, Isabelle LeBlanc, cancel culture, violence sexuelle, infraction, inconduite, Black Lives Matter, technologie numérique, empowerment, culture de l'annulation, validation collective
Ce document contient un développement répondant aux questions ci-dessus et se fondant sur trois textes à mentionner dans l'argumentation.
Questions :
Les infractions ou inconduites en matière sexuelle peuvent-elles décemment être judiciarisées ?
Quelles décisions prendre contre une personne qui fait l'objet de dénonciations sociales (réseaux sociaux, dénonciations internes) mais n'a pas été jugé ?
Comment gérer la société de l'« annulation » ?
La justice réparatrice peut-elle être un recours ?
Sources mentionnées dans l'argumentation :
- De quoi la cancel culture est-elle le nom ? - Arnaud Bernadet
- L'ordinaire de la violence. Un cas d'atteinte sexuelle sur mineure en milieu artistique - Mathieu Trachman
- Le discours sur la violence sexuelle en milieu universitaire francophone : le cas de l'Université de Moncton - Isabelle LeBlanc
[...] Les études expérimentales menées par Traversa et al. (2023) ont évalué l'impact de la validation collective dans le contexte de la culture de l'annulation comme déterminant de l'action collective via son influence sur l'autonomisation collective et les émotions de colère et de mépris collectives. Bien que la validation collective semble jouer un rôle médiateur dans le lien entre la culture de l'annulation et les intentions d'action collective, les processus médiationnels restent à clarifier, avec des résultats divergents selon le contexte (sexisme ou racisme anti-asiatique). [...]
[...] Ce processus public peut rendre le groupe lésé visible et validé, augmentant leur visibilité et diminuant celle de l'offenseur. La validation collective après un préjudice joue un rôle clé dans l'instauration d'un sentiment d'autonomisation collective, essentiel pour que les membres de groupes défavorisés initient, rejoignent et poursuivent des actions collectives visant le changement social. L'autonomisation collective, définie comme la capacité ou le droit d'agir grâce à un contrôle ou une autorité, repose sur deux croyances : la possibilité de changement social par des actions concrètes, et la capacité spécifique d'un groupe à réaliser les actions nécessaires pour ce changement. [...]
[...] De quoi la cancel culture est-elle le nom ? Université McGill. Traversa, M., Tian, Y., & Wright, S. (2023). Cancel culture can be collectively validating for groups experiencing harms. Ottawa: Frontiers in Psychology. [...]
[...] La cancel culture Introduction La cancel culture, souvent confondue avec la call-out culture, est un phénomène complexe et ambivalent. Originaire de mouvements comme Black Lives Matter et #MeToo, et ayant ses racines dans le Black Twitter, la cancel culture utilise la technologie numérique comme un outil de justice sociale, s'inscrivant dans la continuité des boycotts et des luttes pour les droits civiques. Son objectif va au-delà de la simple révocation ou suppression, cherchant à retirer l'autorité et à inverser les rapports de force au profit des minorités. [...]
[...] La « culture de l'appel » est présentée comme une alternative, où des conversations ouvertes et non jugeantes sur le préjudice peuvent favoriser l'alliance sans recourir à la colère ou à l'humiliation. Conclusion Pour conclure, la culture de l'annulation pourrait être efficace pour réduire immédiatement les dommages subis par le groupe lésé, en procurant un sentiment de validation collective et une intention renforcée de travailler pour le changement, ce qui pourrait être une autre voie vers un changement à long terme contre l'oppression. Bibliographie Bernadet, A. (2023). [...]
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