Le Menteur, Corneille, pièce de théâtre, comédie, tragédie, amour, mensonge, nature humaine, sentiments, tromperie, mort, parodie, baroque
Ici, Dorante nous raconte une histoire tragique, mais mensongère, qui s'est déroulée dans la chambre de son amante fictive, Orphise. Le but est de mettre en avant la parodie d'une tragi-comédie jusqu'à en être ridicule.
[...] Le nom « disgrâce » souligne l'erreur qu'il va commettre par la suite et qui met aussi en avant l'aspect ridicule de la scène. > « Fait marcher le déclin : le feu prend, le coup part » > nous avons ici une énumération qui permet une gradation ascendante du coup de feu qui part. Cette gradation, nous fait deviner une potentielle répercussion tragique, la mort d'un perso. Celle-ci donne une dimension tragique aux mots de Dorante mais aussi dramatique avec cette succession d'actions. [...]
[...] De plus, l'utilisation du PS « sonna » permet de montrer une action brusque. Nous avons ici un comique de situation. > « Et lui, se retournant vers sa fille étonnée » > le V « se retournant » et l'adj « étonnée » soulignent à eux deux le comique de situation. > « Depuis quand cette montre ? Et qui vous l'a donnée ? » > les deux interrogations partielles montrent l'étonnement du père qu'une montre se trouve dans la chambre de sa fille sans même qu'il ne soit au courant. [...]
[...] Cela met en avant un effet comique et témoigne d'un aspect baroque. Car il ne faut pas oublier, que la pièce de théâtre est un mensonge, où un personnage ment et que dans son mensonge un autre personnage ment. > « Elle a déjà sonné deux fois en un quart d'heure. » > ce vers permet de donner de la précision à son mensonge mais aussi de nous diriger vers une prochaine situation qui aura un aspect comique et tragique. > « Donnez-la-moi, dit-il, j'en prendrai mieux le soin » > nous avons ici une affirmation injonctive, nous nous doutons donc de la suite de la scène qui sera en partie ridicule et comique. [...]
[...] II) La réécriture comique d'un topos : l'amant caché (lignes 13 à 35) > « Un soir que je venais de monter dans sa chambre Ce fut, s'il m'en souvient, le second de septembre ; » CCT > soir = aspect intime, plus CCL > d'être monté dans la chambre >marqué dans son esprit > montre son amour. > « Oui, ce fut ce jour-là que je fus attrapé), Ce soir même son père en ville avait soupé ; que je porp conj complétive montre que Dorante était caché >topos litt de l'amant caché, le fait de savoir que le père soupe, cela signifie que le père ne sait pas ce qu'il se passe dans la chambre. [...]
[...] Celle-ci souligne l'aspect ridicule et comique de la situation. Nous pouvons donc voir dans cet extrait, que cette tirade dramatique et comique de Dorante se présent comme une tragi-comédie baroque. En effet, son mensonge, qui au début était plus raisonnée, finit en étant grotesque, burlesque et ridicule. Cela pourrait tout de même nous faire penser à Dom Juan de Molière où Dom Juan lui aussi ment à son père comme c'est le cas dans le menteur. [...]
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