La Controverse de Valladolid, Jean Claude Carrière, oeuvre, humanisme, richesse, pouvoir, vérité, compassion, institutions, roman
« La Controverse de Valladolid», oeuvre théâtrale de Jean-Claude Carrière, nous plonge au coeur des débats moraux et éthiques qui ont entouré la colonisation des Amériques au XVIe siècle. Les principes des humanistes de l'époque de la Renaissance, au XVIe siècle, étaient caractérisés par un intérêt renouvelé pour les oeuvres classiques de la Grèce et de Rome, ainsi que par une valorisation de l'individu, de l'éducation et de la recherche de la connaissance. Les humanistes prônaient la curiosité intellectuelle, la promotion de l'éducation pour tous, l'étude des arts libéraux, et ils croyaient en la capacité de l'homme à s'élever et à s'améliorer à travers l'apprentissage et la culture.
[...] La quête de la vérité : L'?uvre met en avant la quête de la vérité à travers les personnages de Las Casas et Sepúlveda, ce qui fait référence à Sir Thomas More, philosophe et homme d'État anglais, qui offre des réflexions sur la société idéale et aborde des questions éthiques et politiques. Les discussions et les débats intellectuels entre ces deux figures historiques illustrent la volonté de comprendre la nature humaine et les droits inhérents à chaque individu. Cette recherche de la vérité, caractéristique du courant humaniste, transcende les intérêts personnels et politiques pour promouvoir la justice et l'égalité. [...]
[...] La controverse de Valladolid - Jean Claude Carrière (1992) - Ce livre est-il une oeuvre humaniste ? « La Controverse » de Valladolid, ?uvre théâtrale de Jean-Claude Carrière, nous plonge au c?ur des débats moraux et éthiques qui ont entouré la colonisation des Amériques au XVIe siècle. Les principes des humanistes de l'époque de la Renaissance, au XVIe siècle, étaient caractérisés par un intérêt renouvelé pour les ?uvres classiques de la Grèce et de Rome, ainsi que par une valorisation de l'individu, de l'éducation et de la recherche de la connaissance. [...]
[...] La quête de la vérité est compliquée par la complexité des questions morales et éthiques soulevées par la colonisation. Les personnages naviguent à travers des dilemmes difficiles, et le public est invité à réfléchir sur les nuances et les conséquences de chaque argument. D'autre part, la vérité est également recherchée à travers les témoignages des personnes impliquées dans les évènements coloniaux. Des récits de premiers témoins oculaires, des survivants des exactions, et d'autres intervenants participent à la reconstruction des faits. [...]
[...] Il a exploré des idées utopiques où l'équité sociale et la justice prévalaient. Carrière critique l'Église catholique, représentée par les débats entre Las Casas et Sepúlveda. Il souligne les contradictions entre les enseignements chrétiens de compassion, d'amour du prochain et de respect de la dignité humaine et les actions de l'Église en Amérique. La question centrale de savoir si les Indiens possèdent une âme soulève des interrogations fondamentales sur l'application des principes moraux chrétiens dans le contexte de la colonisation. [...]
[...] Las Casas devient le porte-parole de la souffrance des opprimés, suscitant la compréhension et la compassion du public. Carrière met en lumière les souffrances physiques et morales des Indiens à travers des scènes détaillées. La pièce cherche à émouvoir et à sensibiliser en exposant les conséquences dévastatrices de l'oppression. En dénonçant l'injustice, Carrière critique l'indifférence de ceux qui, par ignorance ou intérêt personnel, tolèrent les souffrances des opprimés. La compassion se manifeste non seulement par la dénonciation des actes cruels, mais aussi par la remise en question de la passivité de ceux qui restent silencieux face à l'injustice. [...]
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