Les Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud, émancipation, créativité, bourgeois, religion, thème littéraire
Arthur Rimbaud est un poète français né en 1854 à Charleville et mort en 1891 à Marseille. Les Cahiers de Douai se présentent comme les oeuvres de jeunesse d'Arthur Rimbaud, mais tout est là déjà. Ils représentent un recueil de 22 poèmes vraisemblablement écrits entre mars et octobre 1870, alors que Rimbaud est un jeune adolescent, qu'il remet initialement à Paul Demeny, son ami et confident. Le poète apparait déjà comme un rebelle qui cherche à s'émanciper d'une société bourgeoise.
[...] I - L'émancipation de Rimbaud Auteur différent de la société Dans ses cahiers de Douai, Artur Rimbaud est un très jeune homme qui n'a pas encore une grande expérience de la vie et de l'amour. Le jeune poète est épris de liberté dans une société sclérosée. Alors que le monde autour de lui l'incite à être sérieux et responsable, à devenir un adulte, Rimbaud exprime déjà son souhait d'une autre vie. Il exprime ainsi avec un certain lyrisme son attrait pour la nature dans le poème « Roman » : « Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ». [...]
[...] Ainsi, le jeune Artur Rimbaud se trouve très différent du monde dans lequel il évolue. Il se sent étouffé dans une société bourgeoise et dans laquelle la religion est encore très écrasante. Il souhaite s'émanciper de cette société et la poésie lui apparaît comme un moyen de s'affranchir des règles et de laisser surgir sa formidable créativité. II - La créativité de Rimbaud Affranchissement des thèmes La poésie est traditionnellement perçue comme un genre littéraire dans lequel on va exprimer des aspirations élevées. [...]
[...] Ainsi, Arthur Rimbaud se montre différent des autres très tôt. Épris de liberté, il songe à s'enfuir d'un monde qui l'étouffe et à découvrir le monde. Il fait montre d'une sorte de goût pour la Nature qui rappelle un peul es écrivains romantiques, un attrait pour la nature et les plaisirs simples de l'existence qu'il exprime dans un style épuré et direct. C'est d'abord la bourgeoisie et ses règles trop contraignantes qu'il rejette, c'est ensuite la religion servi par de faux dévots, des hypocrites. [...]
[...] Arthur Rimbaud dénonce ainsi l'hypocrisie de la religion dans le poème « Le Châtiment de Tartuffe » en référence au personnage de faux dévot inventé par Molière dans la pièce de théâtre éponyme. Le personnage de Molière se faisait passer pour un pieux alors qu'il était avide d'argent et de pouvoir. De même, dans son poème, Rimbaud dénonce le refoulement sexuel des religieux puisque ce qui est évoqué dans les deux premiers vers : « tisonnant, tisonnant son c?ur amoureux sous la chaste robe noire » est l'onanisme, l'acte sexuel solitaire. [...]
[...] On peut alors parler ici de « rejet », une figure de style qui consiste à mettre en relief un mot. Cette figure de style créé une sorte d'effet d'attente chez le lecteur. On remarque donc que la créativité de Rimbaud se manifeste dans sa volonté de briser les règles conventionnelles de la poésie. La réappropriation de thèmes littéraires Arthur Rimbaud s'inspire d'écrivains du passé comme nous l'avons remarqué avec la référence au personnage de Molière, Tartuffe. Rimbaud a beaucoup lu et se nourrit des ?uvres du passé. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture