La Naissance de la tragédie, Nietzsche, Discours de Métaphysique, Leibniz, Gorgias, Platon, Kant, métaphysique, cosmos, Hegel, Thalès
Affirmer quelque chose comme une réalité ne dépendant pas de l'homme, c'est une façon de ne pas s'effrayer de la mort, car l'éternité existe. On ôte alors à la mort son aspect tragique. C'est donc là que se situe l'enjeu de la question du cosmos, de la question du monde dans le sens d'un tout ordonné : on affirme l'unité du tout et, en même temps, il y a toujours la menace que Platon explique à savoir l'océan de la dissemblance, c'est-à-dire la perte de la tenue du monde. Le cosmos peut à tout moment se défaire, se désajointer et s'atomiser en chaos. Le non-irrationnel se découvre de façon assez simple.
[...] Kant fait un mélange des deux et prend conscience que l'histoire de la métaphysique se fait autour d'un combat entre les partisans des Idées, le rationalisme, et l'empirisme. Concernant Hegel, son grand texte est la Phénoménologie de l'Esprit, en 1807. L'esprit se réalise et se manifeste de manière historique. C'est l'aboutissement de l'histoire de la métaphysique, de la phénoménologie de l'Esprit, le savoir parvenu à son achèvement, le savoir absolu, le « je », le sujet qui n'est plus différent de l'objet. [...]
[...] C'est donc là que se situe l'enjeu de la question du cosmos, de la question du monde dans le sens d'un tout ordonné : on affirme l'unité du tout et en même temps, il y a toujours la menace que Platon explique à savoir l'océan de la dissemblance càd la perte de la tenue du monde. Le cosmos peut à tout moment se défaire, se désajointer et s'atomiser en chaos. Le non-irrationnel se découvre de façon assez simple. Moment épistémologique majeure : il n'y a pas de rapport et de commune mesure entre la diagonale du carré et un de ses cotés. Toute l'?uvre de Platon est de réaffirmer l'harmonie de l'ensemble, il faut que ça tienne ensemble. [...]
[...] On trouve l'affirmation du même sur l'autre car si l'autre, l'altérité, l'emportait sur le même, on tomberait dans l'océan de la dissemblance. Il faut affirmer de l'identique, la défaite au sens ou ça se défait. La métaphysique se fonde donc en posant une hiérarchie et des dichotomies : le même supérieur à l'autre, l'âme supérieur au corps, l'intelligible supérieur au sensible, etc. Métaphysique, méta, donc même, âme, intelligible, a la priorité sur l'autre, le corps, et le sensible. Sans quoi, c'est le risque de la dissimilitude, du chaos. [...]
[...] La Naissance de la tragédie - Friedrich Nietzsche (1872) ; Discours de Métaphysique - Gottfried Wilhelm Leibniz (1686) ; Gorgias - Platon (vers 395-390) - Des visions modernes du cosmos, entre Kant et Nietzsche Texte : NIETZSCHE, Essai d'une critique de soi-même 2nde préface à La Naissance de la tragédie, 1872 = Je tends à bas la métaphysique, consolation et illusion, comme le christianisme. Alors qu'il faut faire au tragique, à la mort : vivre tragiquement, c'est faire face donc apprendre à rire. [...]
[...] Donc, la métaphysique relevant non du phénomène mais du noumen (âme, Dieu, monde) n'est pas une science. Mais, bien qu'il n'y ait pas de science, ça reste régulateur et nécessaire. Kant insiste sur l'aspect de nécessité et sur l'aspect d'illusion, comme si tout ça était un masque qui cache, et le rire permet de faire tomber le masque. La servante révèle l'envers du décor : pas de voute céleste mais il y a surtout un puits sous nos pieds. Pour vrm philosopher, il faut accepter de tomber dans le puits et accepter « la fin de la métaphysique » (Heidegger). [...]
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